La transition écologique au cœur du débat des Mardis de l’avenir

« La transition écologique ne pourra pas se faire sans les territoires », souligne Bruno Rebelle lors du Débat national des Mardis de l’avenir orchestré par le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone.

Les participants du Débat national sur la transition énergétique (DNTE) se sont réunis à Paris pour définir les plans d’action et mettre en place une stratégie efficace pour réussir la transition écologique et en même temps effectuer une reforme territorial.

Succès des projets écologiques

La transition fonctionne et doit fonctionner. Le projet Tiper dans les Deux-Sèvres en est le témoin : transformation de terrains militaires en parcs écologiques avec sensibilisation de la population ; utilisation d’énergies vertes pour les écoles de Besançon et pédagogie environnementale donnée aux enfants. Mais il reste encore du chemin à faire car jusque-là, ces projets restent des POTEs (Pionniers ordinaires de la transition énergétique).

Un besoin de réorganisation   

Cecile Duflot, la ministre des Egalités des territoires et du Logement, est pour la réinvention du rôle de l’État. Elle soutient les régions possédant des laboratoires de l’innovation, qui devraient être le pilier de la transition écologique. Dominique Braye de l’AdCF réitère la mise en route des PCET (Plans Climat Energie Territoriaux) et la modernisation de la France en prenant modèle d’autres pays de l’Europe. Propos appuyé par Gérard Magnin, délégué général d’Energy Cities, qui explique que « Les pays qui nous montrent le chemin sont ceux où le pouvoir local est fort ». Pour être efficace, il faut déléguer les tâches et surtout définir les acteurs. De ce fait, Nicolas Garnier propose une place pour chaque niveau en partant des communes puis des intercommunalités, des départements et enfin des régions. La guerre des territoires est ainsi évitée.

 Réorganiser c’est décentraliser

La transition énergétique devrait aboutir à un nouveau modèle social et économique avec une gouvernance décentralisée et plus démocratique. La responsabilisation des citoyens, des collectivités territoriales, des différentes organisations écologiques favorisant la complémentarité, non la concurrence est le chemin sur vers ce nouveau modèle.

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